STORM 2

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EXTRAIT

L’interphone sonna dans le bureau du commandant Keller, quelqu’un à l’accueil pour vous… Le planton de garde venait  prévenir son supérieur.

– Qui est-ce ?

– Une certaine Mme Kervac’h…

– J’arrive… Faites patienter !

– Bien mon commandant…

Quelques minutes plus tard, il faisait son entrée dans le hall.

– Madame Kervac’h, comment allez-vous, venez dans mon bureau, ne restons pas ici, suivez-moi.

Il la fit entrer et ferma la porte derrière lui…

– Allez-y installez vous… Alors, en quoi puis-je vous être utile ?

– C’est au sujet de mon mari…

– Je vous écoute…

– Et bien plusieurs personnes de mon entourage, disent que son suicide est bizarre, ils aimeraient l’ouverture d’une enquête…

– Je vous arrête tout de suite, la procédure est close et l’affaire est classée. À moins que des éléments nouveaux surgissent, en avez-vous ?

– Et bien pas vraiment, ce sont juste des suppositions mais je voudrais comprendre le pourquoi !

– Votre mari à laissé une lettre, elle a bien été écrite de sa main et tout les éléments recueillis sur place vont dans le sens du suicide. Expliquez-moi ce qui vous laisse supposer le contraire…

– Le fait que son bouquin était au centre de sa vie et qu’il désirait tellement percer dans le domaine littéraire… Alors, expliquez-moi pourquoi se suicider peu de temps avant de conclure un bon contrat d’édition alors que c’était la gloire qui l’attendait au bout du chemin ? C’est juste incompréhensif…

– Peut-être y avait-il une autre raison ?

– Dans sa lettre il parlait d’une rencontre, seulement il était seul sur ce phare et personne à part l’équipe de télévision et les ravitailleurs ne pouvait y accéder. Et puis il n’avait ni GSM ni internet ni aucun autre moyen de communication sauf la radio de secours en cas de pépin.

– Je comprends vos interrogations, mais je ne peux rien faire de plus, je suis désolé Mme Kervac’h.

– Bon alors, s’il n’y a rien d’autre à faire, désolé de vous avoir importuné Commandant.

– Je vous en prie, si quelque chose vous revient, faites m’en part ! Je vous raccompagne, allez-y je vous en prie, dit-il en ouvrant la porte.

Aurore sortait du commissariat, elle avait envie de vomir tellement personne ne la prenait au sérieux. Une pluie fine fit son apparition l’obligeant à marcher vite son dossier au dessus de la tête. Le trottoir était glissant et elle manqua de se vautrer dans le caniveau. Un passant la rattrapa au dernier moment…

– Ca va madame ? Tout va bien ?

– Oui c’est bon, merci monsieur…

Elle s’engouffra dans une cabine téléphonique et appela Renan pour qu’il vienne la chercher, sa cheville gauche n’avait pas supporté la glissade improvisée. Elle l’attendit en prenant un café dans le bistrot d’en face. Elle avait réglé sa consommation pour s’éclipser rapidement dès qu’elle l’apercevrait au carrefour…

Elle regarda la pendule, il ne devait plus tarder, elle se leva pour gagner quelques secondes et finalement il arrivait…

Rapidement elle fut dans la voiture, arrêté en double-file Renan n’eut pas le temps de se faire klaxonner tellement Aurore fut brève.

 

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